Les débuts de Zidane à la tête des Bleus : la nouvelle ère déjà en marche

Les débuts de Zinédine Zidane sur le banc de l’équipe de France étaient attendus depuis des années. Après quatorze saisons sous la direction de Didier Deschamps, la nomination de l’ancien meneur de jeu des Bleus marquait un changement historique.

En l’espace de quelques rencontres de Ligue des nations, Zidane a déjà commencé à imprimer sa marque. Sans révolution spectaculaire, mais avec une vision claire : construire une équipe plus technique, plus créative et tournée vers l’avenir.

Un bilan comptable encourageant

Les premiers résultats plaident en faveur du nouveau sélectionneur. En quatre matches, la France est restée invaincue avec trois victoires et un match nul. Les succès contre la Turquie et la Belgique, suivis d’un partage des points face à l’Italie puis d’une large victoire 4-1 contre les Belges, placent les Bleus en bonne position dans leur groupe de Ligue des nations. Zidane devient ainsi le premier sélectionneur français depuis Aimé Jacquet à remporter son premier match et le premier depuis Raymond Domenech à rester invaincu lors de ses quatre premières rencontres.

Au-delà des résultats, ces premières semaines ont permis de restaurer un climat d’enthousiasme autour de la sélection, après une fin de cycle marquée par une certaine lassitude.

Une identité de jeu qui évolue

Le changement le plus visible concerne la philosophie de jeu. Là où Didier Deschamps privilégiait souvent l’efficacité, la solidité défensive et les transitions rapides, Zidane cherche davantage la maîtrise collective.

Le nouveau sélectionneur mise sur une possession plus affirmée, un milieu de terrain plus dense et des latéraux davantage impliqués dans les phases offensives. Les Bleus monopolisent plus souvent le ballon et cherchent à construire leurs actions plutôt qu’à subir avant de contre-attaquer. Cette évolution demande naturellement du temps, et certaines séquences offensives restent encore perfectibles.

La jeunesse au cœur du projet

L’autre marque de fabrique de Zidane est sa confiance envers les jeunes talents.

Dès son premier rassemblement, plusieurs joueurs ont connu leur première sélection. Le sélectionneur n’hésite pas à expérimenter, à modifier ses systèmes et à offrir du temps de jeu à de nouveaux profils. Cette politique prépare déjà la Coupe du monde 2030 tout en maintenant une forte concurrence au sein du groupe.

Cette ouverture contraste avec la stabilité qui caractérisait la fin du mandat de Didier Deschamps.

Michael Olise, symbole du renouveau

S’il fallait retenir un grand gagnant de cette première fenêtre internationale, ce serait Michael Olise.

Déjà performant en club, le milieu offensif est devenu l’un des hommes forts des Bleus sous Zidane. Buteur, passeur décisif et véritable animateur offensif, il a profité de l’absence de Kylian Mbappé pour prendre davantage de responsabilités. Son influence grandissante illustre parfaitement le football que souhaite développer Zidane : mobilité, créativité et prise d’initiatives.

Des chantiers encore ouverts

Tout n’est cependant pas parfait.

La France domine souvent la possession mais manque parfois d’efficacité dans les trente derniers mètres. Face à l’Italie, les Bleus ont créé plusieurs occasions sans parvenir à faire la différence avant d’être rejoints au score. Zidane lui-même reconnaît que son équipe doit encore progresser dans l’occupation de la surface adverse et la finition.

L’absence de Mbappé a également montré que l’animation offensive dépend encore fortement des individualités. L’enjeu sera désormais de créer des automatismes suffisamment solides pour maintenir le même niveau de performance quelles que soient les absences.

Une méthode Zidane déjà identifiable

Au-delà de l’aspect tactique, Zidane impose progressivement sa manière de travailler.

Les séances d’entraînement sont réputées plus techniques, les rotations plus nombreuses et les expérimentations tactiques plus fréquentes. L’ancien entraîneur du Real Madrid participe lui-même à certains exercices et entretient une relation directe avec ses joueurs, tout en adoptant une communication publique plus discrète que celle de son prédécesseur.

Cette approche vise à responsabiliser l’ensemble du groupe et à créer une concurrence permanente.

Une transition réussie, mais le plus difficile commence

Ces premières semaines offrent des raisons d’être optimiste. Zidane a réussi à préserver les résultats tout en amorçant une transformation du jeu des Bleus. L’équipe semble plus ambitieuse dans sa construction et plusieurs jeunes joueurs se sont déjà imposés comme des solutions crédibles.

Cependant, les véritables enseignements viendront lors des grands rendez-vous. Les éliminatoires, puis les compétitions majeures, permettront de mesurer si cette nouvelle identité peut rivaliser avec les meilleures nations mondiales.

Une chose est déjà certaine : après l’ère Deschamps, l’équipe de France est entrée dans un nouveau chapitre. Et les premiers pas de Zinédine Zidane laissent entrevoir une sélection plus créative, plus audacieuse et résolument tournée vers l’avenir.

Ligue des nations : Olisé sauve les Bleus face à la Belgique

La France s’est imposée 1-0 à Bruxelles grâce à un but tardif de Michael Olise, lundi soir, pour la deuxième journée du groupe 1 de la Ligue A. Les Bleus prennent ainsi la tête de la poule.

Un but en toute fin de match

Après une rencontre où elle a longtemps dominé sans concrétiser, la France a fait la différence à la 88e minute, sur une chevauchée d’Olise. Entré en cours de jeu à la place de Barcola, l’ailier du Bayern a été lancé par Cherki, également remplaçant. Il a ensuite accéléré, repiqué dans l’axe et battu le gardien d’une frappe précise à ras de terre à l’entrée de la surface.

Les Belges auraient pourtant pu créer la surprise. Mike Maignan a pris le dessus sur Lukebakio à deux reprises, aux 73e et 78e minutes, préservant le score nul et vierge avant le coup de génie d’Olise.

Un match ouvert, des Bleus en rotation

Le sélectionneur a procédé à plusieurs changements par rapport au match précédent : seuls Mike Maignan et Maxence Lacroix ont conservé leur place. C’était le deuxième match de l’équipe sous la conduite de son nouveau patron, Zinédine Zidane, après une courte victoire en Turquie (1-0).

La rencontre a été très ouverte. La France a rapidement pris le contrôle du ballon, tandis que les Belges comptaient surtout sur Godts pour lancer des contre-attaques, pendant que Kevin De Bruyne s’agaçait sur de nombreuses actions manquées.

La suite : l’Italie au Stade de France

Ce succès place les Bleus en tête du groupe, devant la Belgique et l’Italie, qu’ils recevront vendredi au Stade de France. Deux victoires en deux matchs, toutes deux acquises sur le plus petit des écarts, pour un début de mandat qui reste à confirmer sur le plan du jeu.

Un classique du football européen

Ce duel est l’un des plus prolifiques de l’histoire : France et Belgique s’étaient affrontées 75 fois avant l’Euro 2024, avec une moyenne de 3,9 buts par match. Les Bleus avaient remporté les deux confrontations précédentes de la fin de la décennie 2010 et du début de la suivante.