AfroBasket 2025 : la Côte d’Ivoire bat le Rwanda 78-70

MOÇÂMEDES (Angola) – Le Rwanda a fait beaucoup de bonnes choses lors de son premier match de l’AfroBasket 2025, mais plusieurs erreurs inutiles lui ont coûté cher, entraînant une défaite douloureuse 78-70 contre la Côte d’Ivoire.

À certains moments, il semblait que le Rwanda allait créer une nouvelle surprise à Mocâmedes, après la victoire surprise de la Guinée contre le Soudan du Sud mardi. Cependant, l’entraîneur rwandais Cheikh Sarr a finalement assumé la responsabilité de la défaite.

La Côte d’Ivoire a joué mollement pendant la majeure partie du match, mais craignant une défaite embarrassante pour une équipe souvent considérée comme candidate au titre, elle a joué de manière agressive dans les dix dernières minutes. Cela lui a permis de remporter sa première victoire à l’AfroBasket depuis sa défaite contre la Tunisie en finale de 2021.

Assemian Moulare, Matt Costello et Jean Philippe Dally ont marqué à eux trois 42 points pour la Côte d’Ivoire. L’arrière Ntore Habimana, l’un des deux joueurs rwandais à avoir marqué plus de dix points avec Hason Devere Ward, a terminé avec 18 points.

Les débuts prometteurs du Rwanda à l’AfroBasket 2025 lui ont donné matière à réflexion.

Cependant, la Côte d’Ivoire a admis qu’un classement élevé ne signifiait rien dans un tournoi de cette envergure.

LE TOURNANT DU MATCH : Une certaine incertitude a régné pendant la majeure partie de la rencontre.Cependant, lorsque Solo Diabate a marqué un tir à trois points, donnant aux Ivoiriens une avance de 63-62 à 6:47 de la fin, le Rwanda a commencé à perdre le contrôle du match.

Williams Robeyns a marqué un tir à trois points, réduisant l’écart du Rwanda à trois points (70-67). Cependant, les erreurs commises par le Rwanda au cours du dernier quart-temps, au cours duquel il a perdu six fois le ballon, lui ont définitivement coûté la victoire.

Une faute technique infligée à l’entraîneur rwandais Cheikh Sarr à deux minutes de la fin a donné à la Côte d’Ivoire un lancer franc supplémentaire, et le match était terminé.

Le dernier tir à trois points du Rwanda, marqué dans les dernières secondes du match, a été insuffisant, trop tard, même s’il a réduit l’écart à seulement huit points (78-70).

LE HÉROS : Matt Costello, bien sûr ! L’Ivoirien d’origine américaine a tout donné, contribuant aux deux extrémités du terrain. Avec 12 points, 11 rebonds, 6 passes décisives, 2 interceptions et 2 contres, il a rappelé à tous son impact dans la rotation ivoirienne.

LES CHIFFRES PARLENT : La Côte d’Ivoire n’a pas été brillante, mais les 26 pertes de balle du Rwanda ont été la principale raison de sa victoire.

Tout au long du match, le Rwanda et la Côte d’Ivoire se sont rendus coup pour coup et ont alterné en tête, mais les 23 points marqués par les Ivoiriens sur des pertes de balle ont fait la différence.

Ntore Habimana

CONCLUSION : Le match entre le Rwanda et la Côte d’Ivoire a clairement rappelé à quel point cet AfroBasket est compétitif.

La deuxième équipe africaine a dû faire face à plusieurs défis contre une équipe dont peu de gens attendaient qu’elle réussisse dans le tournoi.

Sans les erreurs commises par le Rwanda et son manque de concentration dans les moments critiques, la Côte d’Ivoire aurait commencé l’AfroBasket 2025 par une défaite.

Cependant, le match s’est avéré être une expérience enrichissante pour les deux équipes.

Même si le match était loin d’être attrayant, la meilleure équipe a gagné.

ILS ONT DIT : « Ils nous ont mis la pression dans les derniers instants et nous n’avons pas su nous adapter correctement. Nous les avons laissés jouer. Nous devons jouer avec plus d’énergie et d’agressivité. Mon exclusion pour faute est inacceptable. Je dois être disponible pour mon équipe quand elle a besoin de moi. Vingt-six pertes de balle, c’est inacceptable. Nous allons nous concentrer sur notre prochain match et faire les ajustements nécessaires. » –Ntore Habimana, arrière du Rwanda.

« Nous avons eu du mal à trouver notre rythme en première mi-temps, peut-être parce que c’était notre premier match du tournoi. Nous avons joué de manière plus agressive en deuxième mi-temps et avons un peu mieux exécuté nos actions. » – Assemian Moulare, arrière de la Côte d’Ivoire.

FIBA

AFROBASKET 2025 : la Guinée surprend le Soudan du Sud

L’AfroBasket 2025 a officiellement débuté en Angola et, si l’on en croit le choc de la première journée entre la Guinée et le Soudan du Sud, premier au classement, le spectacle promet d’être au rendez-vous. Le Sily National a réalisé une entrée époustouflante contre les Bright Stars, donnant le ton à ce qui promet d’être une compétition passionnante.

La Guinée, pour sa troisième participation consécutive à l’AfroBasket, dispose d’une jeune équipe désireuse de mettre sa nation sur la carte, après des années passées dans l’ombre. Tandis que le Sud-Soudan, une équipe qui a pris d’assaut le basket-ball africain au cours des cinq dernières années, en atteignant la Coupe du monde et les Jeux olympiques, est à la recherche de son premier titre africain.

Bien que le Sud-Soudan ait abordé le tournoi comme l’un des favoris, la Guinée a fait preuve de résilience et de flair, montrant qu’aucune équipe ne doit être sous-estimée cette année. Avec l’énergie et l’intensité déployées lors de la première journée, l’AfroBasket 2025 s’annonce comme l’une des éditions les plus compétitives et les plus imprévisibles de l’histoire récente.

Un départ spectaculaire mené par le champion NBA 2021 des Milwaukee Bucks, Mamadi Diakite, qui a marqué 15 de ses 16 points, dont trois triples, dans le premier quart-temps pour un score de 29-20, a porté la Guinée jusqu’à une victoire 88-80, la plus grande surprise de la compétition jusqu’à présent.

Les éliminatoires avaient fourni un contexte important pour le match d’ouverture du Groupe C. La Guinée avait déjà manifesté sa volonté de bousculer l’ordre établi. En battant l’Angola d’un point (66-65) et en perdant contre la Tunisie, championne en titre, d’un point (64-63), la Guinée avait déjà manifesté son désir d’ébranler l’ordre établi.

Quant aux Bright Stars, après s’être qualifiées pour la Coupe du monde 2023 avec un bilan de 11-1, elles ont été ramenées à la réalité par des défaites face au Mali (75-70) et à la République démocratique du Congo (76-69) lors des éliminatoires.

Alpha Diallo, de l’AS Monaco, a explosé avec 28 points, 6 rebonds, 4 passes et 3 interceptions pour mener la Guinée à la victoire avec un taux d’efficacité de 25. 
Diakite, qui a passé un peu plus de 19 minutes sur le parquet, a marqué 16 points, convertissant 100 pour cent avec 4 pour 4 de la profondeur et deux autres paniers pour émerger comme le deuxième meilleur marqueur de l’équipe en dépit d’une faute.

Bien qu’ils aient dominé la peinture 42-20, les Bright Stars ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes pour avoir permis à la Guinée de dominer le jeu à trois points, avec une série de 14 à 28 contre 5 à 21 pour les Africains de l’Est, ce qui, associé à une meilleure profondeur du banc guinéen, a permis à la Guinée de gagner 41-17.

Le Sud-Soudan a pris l’avantage, bien que pendant une courte période au cours des cinq premières minutes, mais les Africains de l’Ouest ont réussi à prendre l’avantage à cinq reprises pour mener de 23 à 18, avant de prendre le quart-temps 29 à 20.

Bright Stars s’est battu pour reprendre le contrôle à 32-31 à 5 minutes et 59 secondes de la fin, mais l’adversaire s’est détaché pour mener de sept points (45-38) à la mi-temps.

Un 24-21 dans le troisième quart-temps a permis à la Guinée de porter son avance à 10, 69-59, avant le dernier quart-temps. Nuni Omot a marqué 11 points et Bright Stars a pris 21-19 d’avance, mais c’était trop peu et trop tard pour renverser la vapeur en leur faveur.

AfroBasket 2025 : le Cameroun aligne un trio de la NBA

Le sélectionneur du Cameroun, Alfred Aboya, a sélectionné le trio NBA Yves Missi, Christian Koloko et Ulrich Chomche pour l’AfroBasket qui s’ouvre ce 12 au 24 août en Angola.

Dans une liste préliminaire de 15 joueurs rendue publique récemment, les fans de basket-ball camerounais ont eu le plaisir de voir trois exportateurs de la NBA du pays présents dans la liste. Alors qu’Yves Missi a été le premier à annoncer officiellement son engagement pour la compétition angolaise, l’inclusion de Christian Koloko de LA Laker et de la jeune sensation des Toronto Raptors, Ulrich Chomche, a laissé les fans dans un état d’extase.

Avec une défense d’élite, une polyvalence et des qualités athlétiques, indéniables, la formation camerounaise se classe parmi les meilleurs du continent.

Selon les observateurs, le Cameroun a des joueurs pour accomplir de grands résultats sur l’échiquier mondial au basketball.

De la sécheresse au déluge : le retour de la NBA au Cameroun

Pour les fans camerounais, l’inclusion de ces trois dans une équipe qui a déjà un mélange d’expérience avec William Narrace, Fabien Ateba et Roger Moute et un zeste d’exubérance juvénile avec Amadou Seini et Valentine Lele, signale le retour du Cameroun sur le devant de la scène du basket-ball sur le continent.

La dernière fois que les fans camerounais ont vu une star de la NBA représenter l’équipe nationale, c’était lors de l’AfroBasket 2013, lorsque Luc Mbah a Moute, qui jouait pour les Minnesota Timberwolves, a porté le flambeau. Aujourd’hui, trois géants modernes arrivent simultanément, transformant la nostalgie en électricité palpable.

Lorsque la liste préliminaire des 15 joueurs est tombée, les médias sociaux se sont déchaînés. Yves Missi avait déjà fait acte d’allégeance en partageant une vidéo sur les réseaux sociaux pour signaler sa présence en Angola, mais l’inclusion de Christian Koloko et d’Ulrich Chomche a plongé les fans dans l’euphorie.

Pour Yves Missi, participer à l’AfroBasket est une sorte de destin, la continuation d’un fier héritage familial. Son père, Jean Paul Moundou-Missi, a représenté l’équipe nationale de basket-ball du Cameroun et a transmis son amour du jeu à ses deux fils, Steve et Yves. Steve Moundou-Missi, l’aîné, a joué pour le Cameroun lors des éditions 2013 et 2015 de l’AfroBasket. Aujourd’hui, c’est au tour d’Yves, qui s’apprête à faire ses débuts dans le plus grand tournoi de basket d’Afrique, organisé cette année en Angola.

Pour Christian Koloko et Ulrich Chomche, laisser leur marque sur la scène continentale représente plus qu’un accomplissement personnel, c’est une manière significative de rendre à leur pays et d’inspirer la prochaine génération de talents du basket-ball au Cameroun.

Une équipe pour gagner ?

Au-delà de l’excitation, il est important d’examiner la question principale : que peuvent apporter Yves Missi, Christian Koloko et Ulrich Chomche, qui sont tous des joueurs de premier plan, à une équipe camerounaise qui dispose déjà d’un protecteur de cercle compétent en la personne de Paul Eboua et du brut mais immensément talentueux Amadou Seini ?

Malgré son échec à la Coupe du monde FIBA U19, Seini a prouvé qu’il était une force des deux côtés du terrain – une menace offensive et un point d’ancrage défensif. Alors, quelle est la place de Missi, Koloko et Chomche dans cette équation, et comment leur présence peut-elle améliorer les performances du Cameroun sur la scène continentale ?

Christian Koloko (C)

Koloko est un véritable pilier défensif doté d’une excellente synchronisation et d’une grande envergure (7’1″). Une présence dissuasive pour les adversaires d’aller jusqu’à l’abordage, et le joueur des Los Angeles Lakers n’a pas seulement montré qu’il était un pilier défensif, sa protection et ses contres sont toujours décisifs. Ce garçon se déplace bien pour sa taille.

Yves Missi (PF/C)

Yves Missi a montré par le passé son aisance en tant qu’attaquant de puissance ou de centre, faisant preuve d’une grande polyvalence. C’est un grand joueur de haut vol qui s’épanouit dans les transitions et en tant que menace de lob. En plus de son dynamisme, il est assez rapide pour garder les joueurs du périmètre, ce qui le rend précieux dans le jeu moderne de la FIBA, et il apporte une grande énergie sur le terrain avec ses dunks et ses jeux rapides.

Le joueur de 21 ans a démontré ses prouesses offensives cette saison avec les Pelicans de la Nouvelle-Orléans en se classant parmi les joueurs de la NBA pour les rebonds offensifs par match (minimum 65 apparitions) avec 3,5 par nuit cette saison, tandis que ses capacités défensives étaient évidentes en se classant parmi les joueurs de la NBA pour les blocs par match (minimum 65 apparitions) avec 1,3 par nuit. Parmi les 11 joueurs qui devancent Missi sur cette liste, sept ont passé plus de minutes en moyenne.

Ulrich Chomche (PF/C)

Ulrich Chomche est le moins expérimenté du trio, puisqu’il a été repêché par les Toronto Raptors de la NBA Academy après deux séjours à la BAL dans le cadre du BAL Elevate Program, mais il possède des qualités admirables.

Il manie bien le ballon, ce qui lui permet d’initier l’offensive depuis le poste haut et de faire des passes, ce qui est une bonne caractéristique pour un joueur de grande taille. A cela s’ajoutent sa capacité à bloquer les tirs et son agilité à garder plusieurs positions. Il est capable d’étirer le terrain, de faire des passes et de défendre plusieurs positions, ce qui fait de lui un problème de matchup.

Impact collectif pour le Cameroun

Le Cameroun possède l’une des équipes défensives les plus dominantes de l’AfroBasket, avec la protection de Koloko, la polyvalence de Missi et la capacité de changement de Chomche, ainsi qu’un rebond d’élite qui lui permet de contrôler le terrain. La flexibilité de leur ligne permet des configurations à deux tours pour dominer l’intérieur ou des configurations small-ball pour la vitesse et l’espacement, soutenues par un athlétisme de niveau NBA que la plupart des équipes africaines ne peuvent pas égaler.

Il ne fait aucun doute que ce trio permet au Cameroun de disposer d’un frontcourt dans le top 3 de l’AfroBasket, aux côtés d’équipes comme le Nigeria et le Sénégal. Si les gardiens peuvent fournir un jeu régulier, le Cameroun pourrait faire une course en profondeur et même prétendre à la médaille d’or. Leur défense et leurs qualités athlétiques seront leurs plus grandes forces, tandis que leur développement offensif déterminera jusqu’où ils iront.

AfroBasket 2025 : victoire du Nigéria sur le Sénégal en demi-finale

La demi-finale tant attendue de l’AfroBasket féminin 2025 entre le Nigeria et le Sénégal a tenu toutes ses promesses. Au terme d’un affrontement tendu et spectaculaire, les D’Tigress du Nigeria se sont imposées face aux Lionnes de la Teranga sur le score de 75 à 68, mettant fin aux espoirs sénégalais de retrouver les sommets continentaux.

VIDÉO – Afrobasket Féminin : la Côte d’Ivoire tombe en 1/4 de finale

ABIDJAN/31 juillet – La Côte d’Ivoire s’est arrêtée, jeudi soir, 66 – 60 face à l’expérimentée équipe du Sénégal à la suite d’un match palpitant en quart de finale de l’AfroBasket 2025.

La campagne des Éléphants de Côte d’Ivoire dans cette édition de la messe du basketball féminin africain que le pays accueille s’est arrêtée au stade des quarts de finale.

Dominatrices dans les trois premiers quarts temps (19 – 11, 36 – 27, 43 – 42) , les Ivoiriennes avec Kariata Diaby la capitaine (moins en vue dans le match) vont s’incliner au dernier quart-temps (60-66) pour le Sénégal. La joie des supporters sénégalais au micro de Lamidi Batunde, correspondant de petipoto.com à Abidjan.

Les autres résultats de ces quarts de finale :
Soudan du Sud 69 – 68 Ouganda.

Mali 86 – 68 Mozambique
Nigeria 83 – 47 Cameroun.
À suivre ce samedi les demi-finales :
Mali – Soudan du Sud
Sénégal – Nigeria

VIDÉO – AfroBasket Féminin Abidjan 2025 : Daho Malick commente le quart de final Côte-d’Ivoire / Sénégal

La Côte d’Ivoire affrontera le Sénégal en quart de finale de l’AfroBasket féminin 2025 ce jeudi à Abidjan.

Les Sénégalaises se sont qualifiées mercredi en écrasant le Rwanda (80–37). Une victoire avec 43 points d’écart qui relance parfaitement les Lionnes après leur revers face à l’Ouganda (70–73).

Le ton est donc donné pour les quarts et la Côte d’Ivoire en est bien consciente. L’ex international Ivoirien Daho Malick, par ailleurs coach et consultant sportif se prononce avant la rencontre au micro de Lamidi Batundé depuis Abidjan pour petipoto.com.

AfroBasket Dames : à l’assaut des quarts de finale

ABIDJAN (Côte d’Ivoire) – Après trois jours de compétition et 12 matchs joués, quatre équipes ont déjà validé leur billet pour les quarts de finale de l’AfroBasket Féminin 2025, après avoir dominé leur groupe sans concéder la moindre défaite.

Les huit équipes restantes s’affronteront pour décrocher les quatre dernières places lors du tour des huitièmes de finale, prévu pour ce mercredi 30 juillet.

Mozambique vs. Guinée

Le Mozambique aborde ce tour avec confiance, après avoir tenu tête aux championnes en titre, le Nigeria, en phase de groupes, ne s’inclinant que dans les dernières minutes.

Qui sait ce qui aurait pu se passer si Leia Dongue et Carla Covane, les joueuses clés du Mozambique au poste d’ailière et de pivot, n’avaient pas été exclues pour cinq fautes à quelques minutes de la fin ?

L’équipe se regroupe pour affronter la Guinée, une sélection qu’elle a largement dominée (99-40 en 2023 et 88-47 en 2017) lors des éditions précédentes.

Il y a deux ans, la Guinée avait créé la surprise en éliminant l’Angola, pourtant favorite de la rencontre, à ce stade de la compétition, atteignant ainsi son premier quart de finale depuis 1994. L’histoire va-t-elle se répéter ?

Dongue, Covane et Ingvild Mucauro mèneront le Mozambique, tandis que la Guinée s’appuiera sur Masseny Kaba, Aïcha Mara et Fatoumata Jallow. Batouly Camara pourrait aussi se distinguer si elle élève son niveau de jeu par rapport à la phase de groupes.

Égypte vs. Soudan du Sud

Un duel de la Zone 5 de FIBA Afrique qui se joue pour la première fois sur la grande scène continentale. Les deux équipes se sont affrontées à quatre reprises depuis que le Soudan du Sud a fait ses débuts dans la phase de qualifications en 2021, l’Égypte l’emportant à chaque fois.

Pour leur première participation, les Sud-Soudanaises ont impressionné, malgré des défaites serrées contre les poids lourds Mali (55-53) et Cameroun (70-63). L’Égypte, quant à elle, sort d’une victoire convaincante 70-54 contre l’Angola, double championne, et d’une défaite 75-63 contre le pays hôte, la Côte d’Ivoire, terminant ainsi deuxième du groupe A.

Les deux équipes ont légèrement modifié leurs effectifs depuis les qualifications de février.

Le Soudan du Sud comptera sur Nyamer Diew, qui, depuis ses débuts en 2021, mène les Bright Starlets avec une moyenne de 17 points sur deux matchs.

Delicia Washington et Adut Bulgak, présentes lors des qualifications organisées en Égypte, seront cruciales pour obtenir une première victoire au niveau continental.

L’historique joue en faveur des Nord-Africaines, mais elles devront composer sans deux joueuses majeures : la meneuse Reem Moussa, qui a pris sa retraite juste avant la compétition, et l’ailière Nadine Mohamed, blessée et absente pour ce qui aurait été sa quatrième participation à l’AfroBasket.

Cependant, avec des cadres comme Raneem Elgedawy et Meral Abdelgawad, l’Égypte reste redoutable.

Sénégal vs. Rwanda

Ce duel rappelle le Tournoi de pré-Qualification à la Coupe du Monde Féminine 2026 organisé à Kigali l’an dernier, où le Sénégal avait battu le Rwanda chez lui 68-65.

C’est la première fois que les deux équipes s’affrontent en compétition africaine depuis le 27 septembre 2011, date à laquelle les Sénégalaises s’étaient imposées 71–61 lors du championnat d’Afrique.

Les deux équipes sont des bêtes blessées. Le Sénégal, 11 fois champion, veut se remettre de sa défaite face à l’Ouganda, tandis que le Rwanda cherche encore sa première victoire.

Cierra Dillard, Ndioma Kane et Sokhna Ndiaye ont été remarquables pour le Sénégal, qui espère renouer avec un titre attendu depuis plus d’une décennie.

Du côté du Rwanda, Destiny Philoxy et Bella Murekatete seront déterminantes. Cette dernière avait tourné à 17,5 points et 11 rebonds lors du Tournoi de pré-Qualification pour la Coupe du Monde, un niveau de performance qu’elle devra maintenir pour espérer faire avancer son équipe.

Les deux joueuses ont mené leur pays jusqu’en demi-finales en 2023.

Cameroun vs. Angola

Lors de leurs six confrontations passées, depuis le tour préliminaire de l’AfroBasket Féminin 2003, le Cameroun ne s’est jamais imposé face à l’Angola.

Leur dernière rencontre remonte à l’édition 2017, avec deux matchs remportés par les Angolaises : 78-56 en phase de groupes et 66-54 en match de classement (places 5-8).

Ce mercredi, le Cameroun aura fort à faire face à une équipe angolaise menée par Alexia Dizeko. L’arrière, de retour depuis 2019, est étincelante avec une moyenne de 16 points, 6,5 rebonds et 3 passes. Sara Caetano, basée au Portugal, et Italee Lucas apportent également de la profondeur.

Les Camerounaises comptent sur Jessica Thomas, américano-camerounaise et l’une des meilleures meneuses du tournoi.

La talentueuse Dulcy Fankam, sélectionnée au deuxième tour (21e position) de la draft WNBA 2023 par le Seattle Storm, devrait mener la défense contre les Angolaises. Elle avait été au cœur de la médaille de bronze décrochée à domicile en 2021. Joelly Belleka, franco-camerounaise très remarquée lors de ses débuts, complète une équipe ambitieuse.

FIBA

Reims battu par le Kashiwa Reysol au Japon

Comme lors du premier match de sa tournée japonaise, le Stade de Reims s’est incliné ce mercredi 30 juillet à Kashiwa (1-2). Il lui reste une dernière rencontre amicale contre Osaka samedi.

Dominés, les Rouge et Blanc ont concédé le premier but du match juste avant la mi-temps, sur une jolie madjer de Tomoya Koyamatsu (44e, 0-1). Avec, à l’origine, une relance ratée de Maxime Busi. Puis le Kashiwa Reysol a de nouveau frappé après la pause, sur une reprise au premier poteau de Yusuke Segawa (52e, 0-2).

Reda Khadra a marqué
Jusqu’alors, le Stade de Reims avait été inoffensif, à l’exception d’une tête d’Oumar Diakité au second poteau qui n’a pas trouvé le cadre (32e). C’est finalement Reda Khadra, entré sur la pelouse au retour des vestiaires, qui a fait la différence. D’abord en obtenant un penalty après un slalom dans le camp japonais, puis en le convertissant d’une frappe au sol, dans l’axe (74e, 1-2). Un bon signe pour celui qui revient tout juste d’une rupture du ligament croisé.

L’Angleterre remporte l’Euro Féminin 2025

Les Lionnes ont battu la Roja 3-1 aux tirs au but après avoir fait match nul 1-1 en prolongation pour conserver le titre de championne d’Europe.

Chloe Kelly a marqué le penalty décisif qui a permis à l’Angleterre de battre l’Espagne 3-1 lors de la séance de tirs au but pour remporter l’Euro 2025, défendant ainsi avec succès le titre qu’elle avait gagné il y a trois ans après une rencontre passionnante qui s’est terminée 1-1 après la prolongation.

L’Espagne a dominé la possession du ballon à Bâle, en Suisse, dimanche, et a fait une percée à la 25e minute lorsque Ona Batlle a centré et que la défense anglaise a été prise au dépourvu, permettant à Mariona Caldentey de reprendre le ballon de la tête pour tromper Hannah Hampton.

L’Angleterre était en difficulté à cause de la blessure à la cheville de Lauren James, mais Kelly est sortie du banc pour la remplacer juste avant la pause, ce qui s’est avéré être une substitution inspirée de la part de Sarina Wiegman, la manager de l’Angleterre.

Kelly a contribué à fermer le flanc gauche de l’Angleterre et a fourni un centre à Alessia Russo qui a égalisé à la 57e minute, l’attaquante reprenant de la tête une passe décisive.

L’Espagne continuait à monopoliser le ballon mais ne parvenait pas à marquer avant la fin du temps réglementaire. L’histoire s’est poursuivie pendant la prolongation, les Espagnoles sondant et sondant mais ne parvenant pas à percer la défense anglaise. Le match s’est terminé sur un score de 1:1.

Les Espagnoles commençaient bien la séance de tirs au but lorsque Catalina Coll arrêtait la tentative de Beth Mead, mais la gardienne anglaise Hannah Hampton s’interposait et arrêtait Caldentey, puis Aitana Bonmati, pour donner l’avantage à l’Angleterre.

Coll faisait revenir l’Espagne dans le match en bloquant d’une main Leah Williamson, mais la remplaçante espagnole Salma Paralluelo envoyait son coup de pied à côté de la cible.

C’est alors que Kelly a pu répéter ses exploits de 2022, lorsqu’elle a marqué le but de la prolongation contre l’Allemagne qui a permis à son équipe de remporter le titre à Wembley.

Kelly s’est élancée, comme à son habitude, avant d’envoyer le ballon au fond des filets et de s’éclipser, folle de joie, pour célébrer avec le reste des joueuses devant les supporters anglais.

« Je suis tellement fière, tellement fière de cette équipe, tellement reconnaissante de porter ce badge, et je suis tellement fière d’être anglaise… J’étais cool, j’étais calme et je savais que j’allais frapper au fond des filets », a déclaré Kelly.

L’Espagne n’a été menée que pendant quatre minutes sur l’ensemble du tournoi – et pas une seconde contre l’Angleterre – mais n’a pas pu décrocher son premier titre européen.

Pour la première fois depuis l’édition inaugurale de 1984, la finale s’est décidée aux tirs au but, match au cours duquel l’Angleterre a été battue par la Suède.

Le gardien anglais Hampton a déclaré à la BBC : « Cette équipe est tout simplement incroyable : « Cette équipe est tout simplement incroyable.

« Nous avons montré tout au long de ce tournoi que nous pouvions revenir quand nous étions menés au score. Nous avons du cran. Nous ne nous disons jamais morts – nous continuons à avancer, et c’est ce que nous avons fait aujourd’hui.

Maroc vs Mali : un combat de style à Rabat – CAN 2025 Féminine

Le Mali est arrivé à Rabat désarçonné, comme un boxeur dans les cordes, après avoir subi une défaite retentissante 0-4 face à l’Afrique du Sud à Oujda.

Une défaite écrasante qui aurait pu laisser les Aigles sur le carreau. Mais cette équipe a su trouver l’énergie nécessaire pour se retrouver en quart de finale. Ce vendredi, c’est plus que jamais l’heure de remettre ça sur un ring aux couleurs de l’adversaire, le Maroc.

Le Maroc, pays hôte de la Coupe d’Afrique des Nations féminine TotalEnergies (WAFCON) 2024, est pour lui son public à domicile. Avec des supporters, chauds comme une fournaise, qui prennent d’assaut le stade olympique de Rabat à chaque bataille, les Lionnes de l’Atlas sont comme propulsées par une confiance venue d’ailleurs. Sauf que les Maliennes ont la volonté de gagner.

« La phase de groupe est terminée. Maintenant, c’est la phase à élimination directe : tu joues, tu passes. Tu perds, tu rentres à la maison », a déclaré Mohamed Houssein Saloum, le sélectionneur malien, dans une formule aussi imagée que percutante. En clair, il n’y a plus de calculs, tu perds, tu es éliminé.

Le Mali sait ce qui se joue : plus qu’une place en demi-finale, une revanche sur lui-même. « Nous sommes conscientes. La défaite contre l’Afrique du Sud n’était pas ce que nous voulions, mais nous avons tourné la page. Vous verrez une autre image de l’équipe demain », promet l’attaquante Aissata Traoré.

Véritables puncheuses, les Aigles Dames veulent faire oublier une attaque moyenne (seulement deux buts en trois matches) et une défense fissurée (cinq buts encaissés, le pire total de toutes les équipes encore en lice). Mais face au Maroc, elles veulent frapper fort, dès les premières minutes.

Un combat de styles : de boxe technique contre boxe d’impact

Le Maroc, quant à lui, progresse systématiquement. Comme une boxeuse au style épuré, solide sur ses appuis, travaillant son jab, usant son adversaire avec patience et précision. Une approche confirmée par Jorge Vilda, l’entraîneur national : « Chaque matin, mes joueuses m’aident à me sentir prêt à combattre. Ce match est crucial, il nous stimule, il nous donne de l’énergie supplémentaire ».

Aziza Rabbah, défenseur central des Lionnes de l’Atlas, souligne la force mentale du groupe : « Nous avons passé plus de deux mois ensemble, totalement concentrées. Nous sommes devenues une vraie famille. Cette cohésion, cette harmonie, c’est ce qui nous permet de rester fortes, physiquement et mentalement ».

Le Mali, quant à lui, promet un match d’un tout autre genre. Aïssata Traoré plante le décor : « Pour gagner, il faut avoir envie de faire mal à l’adversaire ». Et elle ajoute, presque introspectivement : « L’adversaire, c’est nous-mêmes. Ce sont les limites que l’on se fixe qui vont faire basculer le match ».