Officiel : Zinédine Zidane nommé sélectionneur des Bleus

C’est désormais officiel. Zinédine Zidane est le nouveau sélectionneur de l’équipe de France. La Fédération française de football (FFF) a annoncé ce mardi la nomination de l’ancien meneur de jeu des Bleus, qui succède à Didier Deschamps après quatorze années à la tête de la sélection nationale.

Attendue depuis plusieurs années, cette nomination marque le retour sur un banc de touche de l’un des plus grands noms de l’histoire du football français. Sans club depuis son départ du Real Madrid en 2021, Zidane avait toujours laissé entendre que le poste de sélectionneur des Bleus constituait son objectif prioritaire. Son rêve devient aujourd’hui réalité.

À 54 ans, le champion du monde 1998 hérite d’une équipe talentueuse, emmenée par Kylian Mbappé et une nouvelle génération de joueurs prometteurs. Sa mission sera de relancer les Bleus après leur parcours au Mondial 2026 et de préparer les prochaines grandes échéances, notamment l’Euro 2028 et la Coupe du monde 2030.

L’ancien entraîneur du Real Madrid arrive avec un palmarès exceptionnel. Il a notamment remporté trois Ligues des champions consécutives avec le club madrilène entre 2016 et 2018, un exploit inédit dans l’ère moderne de la compétition. Son expérience de la gestion des grands rendez-vous nourrit de fortes attentes autour de son arrivée.

Zidane succède à Didier Deschamps, dont le mandat restera l’un des plus marquants de l’histoire des Bleus. Sous sa direction, la France a remporté la Coupe du monde 2018, la Ligue des nations 2021, disputé plusieurs finales internationales et maintenu la sélection parmi les meilleures nations mondiales pendant plus d’une décennie.

Le nouveau sélectionneur dirigera ses premiers matches dès la prochaine fenêtre internationale de la Ligue des nations. Son arrivée suscite un immense enthousiasme auprès des supporters français, impatients de voir l’ancien numéro 10 écrire un nouveau chapitre de son histoire avec les Bleus, cette fois sur le banc de touche.

Yan Diomandé aux portes du Real Madrid

Le football ivoirien pourrait bientôt célébrer l’un de ses plus grands transferts. L’ailier Yan Diomandé, révélation du RB Leipzig et de la sélection ivoirienne, est tout proche de s’engager avec le Real Madrid, au terme de négociations qui ont animé tout le mercato estival. Selon plusieurs médias européens, le club espagnol a pris une nette avance sur le Paris Saint-Germain et Liverpool, longtemps annoncés sur le dossier.

À seulement 19 ans, le natif d’Abidjan a vu sa cote exploser après une saison convaincante en Bundesliga, confirmée par des prestations remarquées lors de la Coupe du monde 2026. Rapide, percutant et capable d’évoluer sur les deux ailes, Diomandé est considéré comme l’un des plus grands talents de sa génération. Le Real Madrid voit en lui un joueur capable d’incarner l’avenir de son attaque.

Le dossier est toutefois loin d’être anodin sur le plan financier. Le RB Leipzig réclamerait au moins 120 millions d’euros, tandis que la dernière offre madrilène dépasserait les 110 millions d’euros, avec des bonus encore en discussion. Les deux clubs poursuivent les négociations afin de trouver un terrain d’entente sur la structure du paiement et certaines clauses du contrat.

Ce transfert est également présenté comme un choix fort du nouvel entraîneur madrilène, qui souhaite renforcer la vitesse et la capacité de percussion de son secteur offensif. L’arrivée de Diomandé ne signifierait pas forcément le départ de Vinícius Júnior, le Real affichant sa volonté de conserver ses principales stars tout en préparant la relève.

Pour la Côte d’Ivoire, cette opération constituerait un symbole fort. Voir un jeune international ivoirien rejoindre le club le plus titré d’Europe confirmerait la montée en puissance du football ivoirien sur la scène internationale et placerait Yan Diomandé parmi les ambassadeurs les plus prestigieux de sa génération.

Sauf retournement de situation, les derniers détails de l’accord devraient être réglés dans les prochains jours. Si les négociations aboutissent, Yan Diomandé deviendra l’une des recrues les plus marquantes du mercato 2026 et l’un des transferts les plus importants de l’histoire du football ivoirien.

Les États-Unis renforcent leur présence économique en Côte d’Ivoire

La Côte d’Ivoire renforce son partenariat stratégique avec les États-Unis à travers une série d’investissements majeurs dans les secteurs du numérique, de la santé et des infrastructures.

En visite à Abidjan les 15 et 16 juillet, le secrétaire d’État adjoint américain aux Affaires africaines, Frank R. Garcia, a annoncé plusieurs accords destinés à accélérer la modernisation du pays.

Première annonce phare : le gouvernement ivoirien a officiellement autorisé Starlink à proposer ses services d’Internet haut débit sur l’ensemble du territoire. Grâce à son réseau de satellites, l’entreprise américaine pourra améliorer l’accès à Internet, notamment dans les zones rurales et les régions les plus isolées.

Dans le domaine du numérique, l’entreprise américaine Cybastion a obtenu le feu vert pour un projet de 170 millions de dollars, financé par la Banque d’import-export des États-Unis. Ce programme prévoit la construction d’un centre national de données souverain, la numérisation des services publics et le déploiement d’un système intelligent de surveillance des frontières. Cisco participera également au développement du secteur numérique ivoirien.

Les investissements américains concernent aussi la santé. Le groupe ABD Group va lancer un projet de 293 millions de dollars pour développer des infrastructures sanitaires. Il s’agit de la première étape d’un accord-cadre de 570 millions de dollars, signé en avril dernier à Washington, qui couvre également les secteurs de l’éducation et de l’eau.

Enfin, l’entreprise NTELX accompagnera la modernisation du Port d’Abidjan grâce à une technologie destinée à optimiser la circulation des camions et à fluidifier les échanges commerciaux.

Pour Washington, ces différents projets illustrent le renforcement du partenariat économique avec la Côte d’Ivoire. Les autorités américaines estiment qu’ils favoriseront l’innovation, amélioreront les infrastructures du pays et créeront des emplois, aussi bien en Côte d’Ivoire qu’aux États-Unis.

Alliances ethniques : quand le cinéma ravive une tradition de paix

Dans une Afrique souvent racontée à travers ses crises, certaines traditions continuent pourtant de rapprocher les peuples.

En Côte d’Ivoire, les alliances interethniques constituent, depuis des siècles, un véritable pacte de fraternité. Une réalité que le film Toukpê, « mon allié », remet aujourd’hui au cœur du débat. Le réalisateur Charles Kouakou de passage à Paris afin de presenter son œuvre à la diaspora Ivoiriennes.

« À travers ce film, nous avons voulu interpeller tous les sachants des pays africains qui connaissent les alliances. C’est à eux de faire ressortir ces valeurs qui, pour nous, sont des instruments qui peuvent pacifier. Chez nous, en Côte d’Ivoire, à l’approche des élections de 2025, nous savions que c’était un peu tendu. Tout le monde pensait à l’implosion du pays. Mais quand nous avons fait ressortir les valeurs de ces alliances-là, cela a contribué à l’apaisement. Les gens ont compris qu’ils ne peuvent pas s’entretuer. Donc, c’est cela qu’il faut remettre au goût du jour. Il ne faut pas laisser mourir ces alliances », explique Charles Kouakou, réalisateur du film Toukpê.

Chez les Malinkés, les Sénoufos, les Baoulés, les Agnis ou encore les Yacoubas, ces alliances permettent, depuis des générations, de désamorcer les conflits grâce à l’humour, au respect mutuel et à des pactes hérités des ancêtres.

Une pratique que l’on retrouve également au Mali, au Burkina Faso, en Guinée ou au Sénégal, sous différentes formes.
« Les alliances interfamilles ou interethniques sont très importantes. Ce sont des traditions que nous avons laissées tomber et qui nous rattrapent aujourd’hui. Ce sont des pratiques qui favorisent la paix et la cohésion sociale que nous devons enseigner. Nos ancêtres nous ont appris que les peuples alliés ne doivent jamais se faire la guerre. On peut se taquiner, mais au moment des difficultés, on se soutient toujours. C’est notre héritage », déclare Monsieur Lanciné Touré, ex-enseignant à Odienné, dans le nord-ouest de la Côte d’Ivoire.

Au-delà de la fiction, Toukpê renvoie à la question de la subsistance de ces alliances interethniques de nos jours. L’avenir de cet héritage repose désormais entre les mains des nouvelles générations.

Coupe du monde 2026 : la Côte d’Ivoire signe son meilleur parcours historique

Douze ans après sa dernière participation au Mondial, la Côte d’Ivoire a marqué l’histoire lors de la Coupe du monde 2026 organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Les Éléphants ont franchi pour la première fois la phase de groupes d’une Coupe du monde, confirmant les progrès du football ivoirien depuis leur sacre continental en 2024.

Placée dans le groupe E avec l’Allemagne, l’Équateur et Curaçao, la sélection dirigée par Emerse Faé a débuté sa campagne par une victoire convaincante face à l’Équateur (1-0). Malgré une défaite contre l’Allemagne (2-1), les Ivoiriens ont assuré leur qualification grâce à un succès maîtrisé contre Curaçao (2-0). Avec six points, ils ont terminé deuxièmes du groupe derrière l’Allemagne et décroché leur billet pour les seizièmes de finale, une première dans l’histoire du pays.

En phase à élimination directe, les Éléphants se sont heurtés à une solide équipe de Norvège. Menés au score, ils sont revenus dans la rencontre grâce à une réalisation d’Amad Diallo avant de céder en fin de match sur un but d’Erling Haaland. Battue 2 buts à 1, la Côte d’Ivoire a quitté la compétition avec des regrets, mais également avec la satisfaction d’avoir réalisé son meilleur parcours en Coupe du monde.

Au-delà de cette élimination, le bilan est largement positif. Les performances des Éléphants ont confirmé la montée en puissance d’une nouvelle génération talentueuse, capable de rivaliser avec les meilleures nations du football mondial. Cette campagne 2026 renforce les ambitions ivoiriennes pour les prochaines grandes compétitions internationales et laisse entrevoir un avenir prometteur pour le football national.

Folarin Balogun : pourquoi l’annulation de son carton rouge fait tant parler

À quelques heures du huitième de finale de la Coupe du monde 2026 entre les États-Unis et la Belgique, la FIFA a pris une décision aussi rare que controversée : suspendre l’exécution de la sanction infligée à Folarin Balogun après son carton rouge face à la Bosnie-Herzégovine.

Une annonce qui permet finalement à l’attaquant américain d’être aligné, mais qui soulève de nombreuses interrogations sur l’application des règles et l’indépendance des instances du football.

Lors du tour précédent, Balogun avait été expulsé à la suite d’un tacle jugé dangereux par l’arbitre, après intervention de l’assistance vidéo. En principe, un carton rouge direct entraîne automatiquement un match de suspension, une sanction généralement non contestable pendant la compétition.

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Pourtant, la Commission de discipline de la FIFA a invoqué l’article 27 de son code disciplinaire afin de transformer cette suspension en une peine avec sursis pendant un an. Concrètement, la sanction existe toujours, mais elle ne sera appliquée que si Balogun commet une faute similaire durant cette période probatoire. Cette décision lui permet donc de disputer le huitième de finale face à la Belgique.

L’affaire a pris une dimension encore plus importante après les révélations selon lesquelles le président américain Donald Trump aurait personnellement échangé avec le président de la FIFA, Gianni Infantino, afin de demander un réexamen du dossier. Si la FIFA affirme avoir agi dans le cadre de son règlement disciplinaire, cette intervention supposée nourrit les critiques de ceux qui dénoncent une possible influence politique sur les décisions sportives.

Du côté belge, la réaction ne s’est pas fait attendre. La Fédération royale belge de football s’est dite « stupéfaite » par cette décision, estimant qu’elle remet en cause le principe d’égalité de traitement entre les équipes. L’instance a indiqué examiner les recours possibles, tout en rappelant que les règlements prévoient normalement une suspension automatique après un carton rouge direct.

Au-delà du cas Balogun, cette polémique relance un débat récurrent sur la gouvernance du football mondial. Jusqu’où une instance disciplinaire peut-elle interpréter son propre règlement ? Et surtout, comment préserver la crédibilité des compétitions lorsque des décisions exceptionnelles interviennent en plein tournoi ?

Quelles que soient les suites de cette affaire, le dossier Balogun restera comme l’un des épisodes les plus controversés de cette Coupe du monde 2026, où les discussions autour de l’arbitrage et de la gouvernance ont, pour un temps, éclipsé le spectacle proposé sur le terrain.